PCM 2012 Entête

Pro Cycling Manager, c’est un peu le jeu qui, pour la plupart des gens, peut être naze, mais qui réveille en moi des pulsions enfouies au fond de moi. PCM, c’est comme Football Manager, tu te dis que tu vas l’essayer et ensuite passer à autre chose, et tu te retrouves avec 100h de jeu au bout d’un mois. Autant vous dire que lorsque Cyanide a annoncé PCM 2013 le mois dernier, j’étais comme un fou. En précommande quatre jours avant la sortie officielle, j’en ai profité pour le prendre. Autant vous dire, ça a été les quatre jours les plus longs de vie. Et puis, ce jour béni des dieux arriva, le 20 juin 2013. Pro Cycling Manager 2013 était mien. Mais avant de vous raconter ma jouissance ultime, je vais vous faire un petit résumé de ce qu’est PCM 2013.

 

Pro Cycling Manager 2013 est un jeu programmé par Cyanide et édité par Focus (on est sur du 100% français donc) où le but du jeu est de mener les coureurs de notre équipe à la victoire. Dans la course, on peut influer directement sur les coureurs de notre PCM 2013 écran carrièreéquipe : on peut attaquer, attendre un coéquipier en retrait, prendre un relais, aller chercher des bidons, etc. Dans le jeu, il y a six modes :

- Mode Carrière : on y tient le rôle du directeur sportif dans les courses, mais on doit aussi s’occuper du calendrier de l’équipe, du sponsor, des équipements… Bref, de la gestion quoi ;

- Mode Tour : il y a la possibilité de faire n’importe quelle course à étapes du circuit. Ici, pas de gestion en dehors du tour, juste de la course pure ;

- Mode Etape : Même principe que le mode Tour, mais avec une seule étape ;

- Mode Classiques : Le principe reste le même, de la course pure, mais cette fois on est dans une course d’un jour, comme Paris-Roubaix ou le Tour de Lombardie ;

- Mode Piste : le seul mode qui diffère des autres. Il permet de jouer non pas PCM 2013-06-24 17-19-28-66sur route mais dans un vélodrome, sur piste. Ici, aucune gestion de relai ou de possibilité d’aller chercher des bidons, on ne peut qu’accélérer, freiner, ou aller à gauche et à droite ;

- Mode Multi-joueurs : dans ce mode, on affronte d’autres joueurs avec notre propre équipe constitué de cartes de joueurs, que l’on obtient en achetant des packs (bronze, argent ou or). Pour obtenir l’argent, on peut soit l’acheter sur Cyanide, soit l’obtenir en participant à des courses. On peut courir soit dans un tour, soit dans une étape, soit dans une piste.

 

On est donc dans un bon jeu de gestion comme il faut. Et, petit plus pour un jeu de gestion, il est très beau en course (à condition de mettre le jeu en ultra, et d’avoir une bête de PC), je vous conseille particulièrement l’étape des Champs-Elysées, qui est de toute beauté. Tant qu’on parle des graphismes, les accélérations ou les montées sont plus réalistes, avec le coureur qui peut se mettre en danseuse quand il veut par exemple remonter le peloton. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est un petit plus qui rend le jeu plus réaliste. L’IA est aussi plus intelligente que dans l’opus précédent, qui pouvait par exemple te faire lâcher tes coureurs du peloton dans une étape de plat sans aucune raison. Il y a chaque année de plus en plus de coureurs et d’équipes sélectionnables, et le mode Piste est aussi de plus en plus riche en épreuve, avec notamment l’Omnium ou le Scratch par exemple. Mais si ce jeu répond totalement à mes attentes de ce côté, certains aspects me font me demander si les développeurs ne nous prennent pas pour des imbéciles.

 

D’abord, ce qui a créé un tollé chez les PCMeurs, c’est le manque de changement entre PCM 2012 et 2013. Certains ont trouvésPCM 2013 écran de chargement que ce nouveau cru était le même que le 2012. Ce à quoi je réponds que c'est totalement normal. Comme FIFA ou Football Manager, le principe du gameplay reste le même tout le temps, donc la marge de manœuvre des éditeurs est très largement réduite. Ainsi cracher sur le manque de changement dans le gameplay de PCM est un total non-sens. Mais passons aux vraies problèmes de ce jeu, et il y en a pour moi deux qui obscurcissent énormément le tableau. Tout d’abord, les crashs incessants du jeu, et là je pèse mes mots. Pratiquement une partie sur quatre se finit en fermeture du jeu et retour à l’écran d’accueil du PC, ce qui est assez irritable quand on vient de passer quinze heures devant l’écran de chargement. Car oui, le deuxième défaut de ce jeu, ce sont les temps de chargement qui sont juste abyssaux. Un exemple : première étape du Tour de Malaysie, du plat tout le long, seulement sept coureurs par équipe, et moins d’équipes que dans une grande course. J’ai attendu une minute trente chrono en main devant ce putain d’écran de chargement ! Et j’ai une configuration merdique, donc j’ose espérer si je mets mes config’ au maximum. Le temps de chargement pour l'étape du Champs-Elysées, qui est la plus longue à charger, peut aller jusqu'à onze minutes ! C’est pour moi LE point faible de ce jeu : tu passes 1/3 du temps sur le jeu à attendre que la course démarre. La notation des joueurs est aussi quelquefois aberrante, ainsi on se retrouve avec Andreas Klöden supérieur en contre-la-montre à Contador, ou Mikel Nieve au-dessus d’Andy Schleck en montagne, même si pour Andy Schleck c’est à moitié justifié.

 

Donc, pour résumer tout ça, je pense que Pro Cycling Manager 2013 est un bon jeu dans l’ensemble, mais qu’il nécessite, PCM 2013 écran d'accueilcomme pratiquement tous les PCM d’avant, un patch pour corriger certains bugs et crashs. Si, c’est vrai, il ne révolutionne pas la franchise, il donne un léger coup de jeune à la course et permet au joueur d’être de plus en plus immergé dans le jeu et de se prendre encore plus pour le nouveau Marc Madiot. Si tu veux vraiment t’amuser et que tu aimes mettre les mains à la cocotte, ce jeu est pour toi. Ah au fait, je n’ai pas parlé du manque de licences pour trois équipes de l’UCI World Tour (Sky, BMC et Omega Pharma-Quick Step), ce qui a obligé l’éditeur à modifier les noms de certains joueurs et de l’équipe BMC, qui devient COM dans le jeu. L’équipe qui a fait le jeu s’est donc laisser aller dans les noms des joueurs sans licence. Mention spéciale à Philippe Gilbert, qui devient Filip Gillou. L’alcool et la drogue.

 

 

 

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Galerie :

 

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